Université de Metz

En tant que Vice-Président étudiant de l’Université de Metz, je me suis plongé dans d’importants dossiers et les chantiers à mener furent nombreux. Tout d’abord, il s’agissait de remplir les tâches quotidiennes inhérentes à cette fonction, c’est-à-dire de faire le lien entre les étudiants d’une part et les enseignants-chercheurs et l’administration d’autre part. Et ces tâches ne furent pas les plus anodines car c’est en les effectuant qu’on rencontre les réalités du terrain dans toute leur complexité.

 

Des préoccupations quotidiennes aux réformes institutionnelles, il n’y a qu’un pas. En effet, les attentes étudiantes étaient souvent en avance sur les réponses apportées par l’université. Conscients de cet écart, le Président de l’Université Luc Johann et moi-même avons beaucoup oeuvré pour le réduire. Nous avons donc décidé de modifier les instances représentatives comme le Bureau de la Vie Etudiante (BVE) pour redonner leur place à tous les étudiants dans la démocratie universitaire. C’est ainsi que les étudiants messins disposent aujourd’hui d’une enveloppe budgétaire participative pour réaliser des projets et animer leurs campus.

Penser au présent des étudiants ne nous dispensait pas de préparer l’avenir de notre université. L’avenir du site est même devenu une priorité stratégique. Les amphithéâtres messins accueillent de très nombreux étudiants de condition modeste venus des bassins ouvriers du Nord et de l’Est de la Lorraine. Ceux-ci s’inscrivent principalement à l’université la plus proche de chez eux pour diminuer le coût de leurs études. Dans une période de difficultés économiques et d’instabilité territoriale (fermetures d’usines, réduction de postes dans la fonction publique, départ massif des militaires de la région…), il relevait de notre responsabilité de pérenniser cet outil de la méritocratie républicaine sur le territoire lorrain. D’une université peut dépendre le dynamisme de toute une région…

Pour ce faire, il fallait accroître le rayonnement de nos enseignements et de notre recherche. Etre admis dans le Plan Campus, qui assurerait des investissements importants dans nos infrastructures, semblait l’étape incontournable de notre développement. Et, à ce jour, cela ne s’est pas démenti puisque, pour entrer dans le club très fermé de ce Plan Campus (11 universités pour toute la France), nous nous sommes rapprochés des universités nancéiennes et avons fondé ensemble l’Université lorraine. Cette Université lorraine, forte des nouveaux moyens du Plan Campus, va transformer en profondeur l’image et la réalité de la région. Enfin, toujours dans la même perspective de développement, j’ai participé activement à la construction de l’Université de la Grande Région (UGR) parce que ce projet contribue à notre rayonnement européen. Dans les deux cas, j’ai appris que les grandes visions stratégiques sont déterminantes pour régler nos difficultés quotidiennes mais que si l’on souhaite que les premières aboutissent, nous ne devons jamais négliger les secondes.


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