Liberté

Vivre libre ou mourir ! C’est la première valeur, celle par laquelle l’individu s’émancipe de l’arbitraire, qu’il soit politique, économique ou social. La Liberté fait naître les révolutions. Parce qu’ils ne sont pas libres, les hommes et les femmes se lèvent et disent « non ». Comme Camus, nous pensons que, s’ils s’opposent à l’arbitraire, les individus doivent, dès l’instant d’après, construire. En cela, nous sommes des hommes et des femmes révoltés. La Liberté est l’étincelle qui permet de mettre en marche le moteur de la construction d’une société.

Notre monde connaît des poches de résistance de l’arbitraire qui oppresse et tue, quotidiennement, journalistes, écrivains, ou tout simplement hommes et femmes humanistes. Il est de notre devoir collectif de nous y opposer de toutes nos forces.

Toutefois, nous considérons que la Liberté ne peut être définie comme un vaste espace sans bornes. Ce que nous appelons désormais le libéralisme n’est rien d’autre que le retour à l’état de Nature, où la loi du plus fort détermine la liberté de chacun. Dans le monde que certains responsables politiques nous proposent, la Liberté est, essentiellement, la possibilité pour ceux qui détiennent le plus de richesses, d’accroître toujours plus leurs revenus, quitte à fouler de leur pied arrogant la tête des plus faibles d’entre nous. Ces gens-là ne sont pas républicains. La République ce n’est pas l’ostentation. La Liberté ce n’est pas le bling-bling. Il nous faut revenir aux principes de base de la Liberté : liberté de conscience, liberté d’expression, liberté d’entreprendre… Chaque jour, la politique de la droite au pouvoir vient, un peu plus, bafouer cette valeur. Chaque jour, les propos d’une gauche qui se veut plus à gauche — qu’elle soit au Parti Socialiste ou en dehors — tiennent plus d’une vision soviétique de la Liberté que de son acception républicaine émancipatrice.

Notre vision de la Liberté est républicaine. Nous prenons la Liberté dans la définition qu’en donne la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dans son article IV : « La Liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi ».

La Liberté, dans le cadre républicain, n’a de sens que de paire avec l’Égalité.

 

La Liberté guidant le Peuple - Tableau d'Eugène Delacroix

 

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