Mes valeurs

République, le mot est lâché. De plus en plus, les uns et les autres se gargarisent de ce mot, mais qu’en font-ils ? Certains ne l’utilisent que comme un déguisement censé les faire paraître plus acceptables par les électeurs. D’autres le rappellent régulièrement dans leurs discours, comme une vague réminiscence de ce qu’ils ont pu être à un moment de leur vie politique. Il en est pour qui ce mot a encore un sens fort. Pour qui, il provoque une sensation particulière, une émotion singulière qui les ferait se lever pour en défendre les principes.

La République est le cadre qui permet à un homme comme moi de m’adresser à vous. C’est l’école de la République qui m’a donné les mots pour le faire. C’est en grande partie elle qui forge l’ébauche de communauté nationale qu’il s’agit de construire par notre action politique.

La République est l’entité au sein de laquelle un homme comme moi peut vivre selon ses principes religieux, philosophiques et politiques, sans craindre ni pour sa vie, ni pour celle de ceux qui l’accompagnent.

La République est cet espace où la verticalité s’efface au profit de l’horizontalité, où l’intime fait place au collectif. Mais, comme je le dis plus haut, c’est aussi l’espace qui permet de vivre tranquillement et sans crainte sa propre verticalité.

La République est le liant d’une Nation « une et indivisible ». En ce sens, je me battrai toujours contre toute forme de communautarisme ou de discrimination, qu’elle soit appelée positive ou pas. En ce sens, je me battrai pour que la Laïcité soit respectée et défendue partout.

La République c’est l’assurance d’une séparation des pouvoirs équilibrée. Cette séparation est, de temps à autre, remise en question par un pouvoir exécutif sarkozyste qui voudrait faire les lois, les appliquer et condamner ceux qui ne les respectent pas. La Justice a été la cible de ce pouvoir à de trop nombreuses reprises.

La République c’est l’impôt qui permet la redistribution.

La République c’est la possibilité de construire une Europe forte, unie et populaire, à partir de principes universellement acceptés.

C’est parce que je suis d’abord et avant tout républicain que je suis socialiste. Quoi de plus socialiste que Liberté, Égalité et Fraternité ?


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