Archives de la catégorie ‘Mon soutien’

meeting salle Braun 1

« Dimanche, votons Dominique Gros ! Un homme qui a transformé notre ville, en a amélioré la qualité de vie, a contribué à chaque instant de son mandat à faire que chaque Messin, chaque Messine, soit fier, debout et digne !

Nous, à gauche, nous considérons que notre responsabilité politique c’est le Progrès social, c’est-à-dire la garantie de l’Égalité des droits et des libertés de tous ! À cela, nous ajoutons l’Égalité en dignité !

Respecter la dignité des Messins, c’est faire en sorte que l’adresse, les origines sociales, les croyances philosophiques ou religieuses ne soient jamais un désavantage !

Respecter la dignité des Messins, c’est faire en sorte que tous les habitants aient un même accès au service publique quel que soit leur quartier.

Respecter la dignité des Messins, c’est leur proposer une ville à dimension européenne, où chacun, chacune, trouve des activités associatives ou sportives, selon ses humeurs et ses envies.

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Respecter la dignité des Messins, c’est leur proposer l’excellence culturelle et de la rendre accessible à chacun.

Respecter la dignité des Messins, c’est leur donner les moyens de se déplacer pour étudier, travailler et se projeter dans cette ville faite de lumière !

Dimanche, vous aurez le choix entre :

  • l’obscure et indécente proposition d’une droite qui ne propose rien, d’une droite de l’agression verbale, d’une droite de la régression sociale, d’une droite du déni de démocratie car, pour elle, Metz est un héritage et la victoire de la gauche en 2008 reste un vol des bijoux de famille. Ce n’est pas notre conception de la démocratie. Ils nous disent que nous sommes un accident de l’Histoire. Mais nous en avons l’habitude : 1789 était un accident de l’Histoire, 1848 était un accident de l’Histoire, 1871 et 1875 étaient des accidents de l’Histoire, 1936… un accident de l’Histoire, 1944… un accident de l’Histoire et je n’ose vous parler de 1981 ou de 2012… À chaque fois que la République ou la gauche dans la République gagnent, la droite pleure l’accident… Nous sommes de celles et de ceux qui respectent le choix des électeurs car nous sommes républicains lorsqu’eux s’oublient. Ces gens sont à droite, de plus en plus à droite, toujours plus à droite… le programme de Zimmermann, Masson et leurs nouveaux amis est simple : leur donner, ce qu’ils considèrent comme un dû, leurs petites places pour qu’ils puissent faire leurs petits arrangements. En fait, si vous voulez connaître enfin leur programme, il suffit de relire l’accord Masson/Weiten… Ils veulent se servir eux, pour eux et par eux. Entre la châtelaine de Peltre et le seigneur de Vigy, les habitants de Metz viendront après, mais il risque de ne pas rester grand-chose !

  • et puis, je ne reviendrai pas longuement sur notre programme. Ce programme vous commencez à le connaître. Il a été distribué dans les boîtes aux lettres, les Messins ont pu échanger, donner leurs points de vue aux candidats lors des portes-à-portes… Ce programme fait de dix engagements pour toute la ville, une ville debout, une ville fière, fière et libre !

Meeting salle Braun 3

Dimanche, votons tous ensemble pour l’avenir de notre belle ville, votons pour la protéger des obscurantismes et lui garantir un futur digne de son rang, votons pour Dominique Gros !

Nous sommes fiers d’être Messins ! »

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ON LÂCHERA RIEN !Un mardi comme un autre. 20h : la voix de David Pujadas vient bercer la quiétude de ce début de soirée pré-hivernale. Dehors, les lumières de la ville sont à la fois immobiles et fuyantes. Celles des appartements sont autant de preuves de la douceur qui règne sur nos remparts. Celles des autos nous disent combien les gens sont pressés de retrouver leurs cocons.

Au hasard d’un titre, un nom retient toute mon attention. Édouard. Saisi de la salvatrice télécommande, je monte le son. Voilà plusieurs semaines que je ronge mon frein, que j’attends une confirmation. Sera-t-il tête de liste aux élections européennes ? Tout le monde sait. Mais, nombreux sont ceux qui doutent. Le Parti Socialiste osera-t-il faire ce que Jaurès nous invitait à faire, il y a plus d’un siècle : rassembler les luttes sociales pour mettre en œuvre les exigences de la réforme ? Aura-t-on le courage de créer les conditions de la transformation sociale ?

Alors qu’au XIXe siècle, les syndicats européens ont assumé le réformisme, créant ainsi les passerelles nécessaires entre la lutte syndicale qui défend des revendications immédiates et quotidiennes et la lutte politique qui agit sur l’ensemble de la société. Lorsque l’on est profondément républicain donc socialiste, on ne peut avoir de vision antagoniste entre le syndicalisme et la politique. Pour peu qu’on ait soi-même été engagé dans l’une ou l’autre lutte, on sait que les deux sont complémentaires. Au syndicat, la mise en place des rapports de force. Au politique, la concrétisation sociétale et institutionnelle par la réforme. Les deux dynamiques vont de pair et n’ont qu’une logique : combattre l’exploitation de l’homme par l’homme.

À la fin de la prise de parole d’Édouard Martin, je me suis senti fier. Fier d’être républicain. Socialiste. Fier d’être de cette terre, la Moselle, capable de porter l’un des siens pour le mettre en position d’agir pour nous tous. Édouard. Ce pourrait être nos parents, nos voisins, nos collègues de travail. Édouard candidat aux élections européennes, c’est comme si nous étions toutes et tous candidats.

Cependant, ce matin, je ne fus pas plus surpris que cela d’entendre les atermoiements, les attaques et les bassesses à l’encontre de notre candidat. « Trahison ». Le mot fût lâché rapidement. Par le FN et la droite d’abord. Mais, venant de ces gens-là, c’est plutôt rassurant. Qu’ils nous insultent et nous savons encore que nous sommes du bon côté de la barricade. Qu’ils nous insultent, ils ne font qu’accroître notre Force ! Qui attendrait de ces gens-là la moindre réjouissance devant l’Égalité en marche ? Philippot-Morano ne sont pas engagés pour défendre les salariés ou les citoyens. Ces gens-là sont du côté des forces de la finance, ces gens-là n’ont de désir que l’accroissement des inégalités au profit de quelques personnes érigées en caste. S’il leur arrive de colorer leurs discours de teintes ouvrières, nous savons de quel côté ils se trouvent. L’un à l’extrême droite, la seconde juste collée à lui, mais jamais du même côté de la barricade que le Peuple.

Le pire, ce matin, ce ne fut pas ces gens-là. Le pire, ce matin, c’est ce pseudo-syndicaliste, soi-disant ancien compagnon de lutte d’Édouard Martin. Tout le monde le connaît, mais personne ne se souvient jamais de son nom. Il faut dire qu’étant donné qu’il n’a pas grand-chose à dire, on ne retient que sa capacité à jouer des coudes pour toujours et systématiquement se positionner sur les photos ou les images prises par les télévisions. Au passage, cela représente un véritable tour de force. Ce monsieur a réussi à être présent médiatiquement et dans le même temps à faire le tour du monde. Un jour en Thaïlande, le lendemain à Florange. Il est tellement fort qu’on ne voit pas la moindre trace des effets du décalage horaire sur ses traits. Il parle de « traître », mais c’est lui l’esclave de la maison selon le mot de Malcolm X. « Lorsque le maître éternue, il s’inquiète, il se ronge les sangs, il s’écrie « nous nous enrhumons » ».

Monsieur Broccoli, vous êtes le traître de cette histoire. C’est vous qui faisiez les propositions les plus farfelues pendant la lutte des salariés d’Arcelor-Mittal. C’est vous qui souhaitiez durcir la lutte. Mais, en définitive, on ne vous a jamais vu lorsque les salariés marchaient à travers la France, lorsqu’ils se faisaient charger, lorsqu’ils pleuraient leur rage, c’est-à-dire notre rage collective, la rage de notre condition et de notre Histoire, la rage de tout une région, la rage de tout un Peuple. La rage qui nous a porté, nous porte et nous portera.

Aujourd’hui, comme demain : ON NE LÂCHERA RIEN !

Ce matin et tous les matins qui suivront, entendez bien, Broccoli et consorts : « ON LÂCHERA RIEN ! »

« La Parole reflète l’Âme »

Sénèque

« La Raison et la Parole unissent les hommes entre eux »

Cicéron

Depuis trois mois, la France est à nouveau gouvernée par la gauche, après dix longues années d’un règne sans partage d’une droite républicaine devenue sarkozyste sur la fin. Contrairement à la tradition, le Président de la République n’a pas connu, durant ces cent premiers jours de gouvernement, la vague porteuse sur laquelle tous ces prédécesseurs ont eu le bonheur de surfer. Notre époque ne voit plus les douces lames formées au large par les alizés, mais s’attache bien plus à compter l’écume des jours au bord des rochers.

Pas d’état de grâce. Plus d’État. Plus de grâce. Cela s’explique en grande partie par la campagne que nous — peuple de France  avons choisie : pragmatisme, responsabilité et concertation en ont été les maîtres-mots — plus ou moins bien compris, tant le traumatisme sarkozyste fut profond ; un traumatisme dont l’un des effets est de ne plus entendre la langue. Le choix d’une présidence qualifiée de « normale » a pu interpeler, mais cela n’est qu’un juste retour à l’ordre et à la norme constitutionnels : un Président qui préside, un gouvernement qui gouverne, des parlementaires et des corps intermédiaires respectés. Un retour à l’État… en attendant quelques grâces.

Au-delà de ces questions de forme, capitales mais impactant peu le difficile quotidien d’une majorité de nos concitoyens, le plus gros chantier reste celui de l’action politique. Le dévoilement du calendrier de la première année de mandat a été un geste fort, motivé par la confiance que nous avons en notre capacité d’action, marqué de la solennité du serment. Tout en honorant nos engagements, il nous faudra demeurer dignes et consciencieux dans l’administration de nos comptes publics. Le redressement de l’économie passe par leur assainissement et le comblement partiel de notre dette. Sans aller jusqu’à promettre du sang et des larmes, nous ne pourrons faire sans quelques efforts. Notre tâche essentielle de socialistes étant de faire en sorte qu’ils soient justement et équitablement répartis. Ainsi, le premier travail du gouvernement est de reconstruire la Fraternité dans son rôle de balance équilibrant la Liberté et l’Égalité. Cela nécessite une capacité de projection à travers le temps. Pas seulement vers le futur — comme le veut la mode de ces politiques promettant des lendemains chantants , mais aussi en conscience avec notre passé collectif. Nous avons tout dit en lançant avec joie et sagesse : « le Changement, c’est maintenant ! ». Nul doute que François Hollande est un fils de l’Instant. Nous serons vigilants afin que ceux qui portent sa politique, les ministres et parlementaires, le soient avec autant de rigueur.

Mon éducation me pousse à penser que la Vertu première — peut-être la seule  d’un Homme est contenue dans sa parole, qui a lieu d’engagement. Les centaines de nos concitoyens rencontrés sur le chemin de cette longue campagne électorale, commencée au lendemain des cantonales de 2011 et achevée le 17 juin 2012, ont sans exception rappelé qu’ils attendent avant tout des responsables politiques qu’ils tiennent leurs paroles. Ainsi, je me questionne lorsque je vois fleurir les appellations du type « député-maire ». Nous croyions celles-ci disparues avec la signature, par l’ensemble des candidats socialistes à l’Assemblée Nationale, au bas d’un document stipulant qu’aucun ne cumulerait mandat d’un exécutif et mandat parlementaire, s’il était élu. La vigne a fleuri en même temps que fleurissait notre victoire, entre mai et juin. Or, on ne peut pas juger un vin au moment de la floraison. Alors, je veux croire que l’espoir est permis, que le tanin de notre action politique sera au moins aussi dense que celui d’un Saint-Chinian ou d’un Corbières, ces petits vins de cette terre d’Oc, là où l’on est des Hommes, rien que des Hommes, et où la parole donnée ne se trahit pas…