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Je n’ai pas honte d’être Français. Je n’ai pas honte sous prétexte qu’une majorité relative — au regard de l’abstention  a fait le choix de la collaboration avec les forces de la finances, de la haine à l’égard de l’Autre et, en définitive, du fascisme.

Depuis ce matin, je lis mes camarades et les autres. Je les lis sur Facebook, Twitter et ailleurs. Je les lis et un mot me suspend comme une corde au-dessus du vide : honte. Ils ont honte ! Honte de la France. Honte d’eux. Honte des résultats. Honte des partis. Honte du racisme. Honte de la haine. Honte de l’Histoire. Honte du pire. Honte de leurs chiens, de leurs belles-mères, de la SNCF, de la craie sur le tableau, du fonctionnaire qui fonctionne, des aiguilles du réveil, des heures de la journée qui avancent, du carreau droit sur la paire de lunettes, du caillou sur la plage, du plein dans le vide, du pain dans le jeu, de la larme sur la joue.

Ça suffit la honte !

Ce n’est pas aux démocrates, fussent-ils minoritaires, d’avoir honte !

Mon Pays, la France, je l’Aime. Je l’aime parce qu’il est ce pays, où un gamin élevé par une mère au RMI peut, un jour, s’élever sur la barricade, franchir les portes du Palais en portant la robe et pas les menottes, en tenant la tribune et pas le siège, en parlant haut et non en ayant honte de venir d’où il vient. Je l’aime parce que, contrairement à ce que nous disent tous les médias ce matin, la France n’est pas raciste. Ceux qui en doutent n’ont qu’à sortir dans les bars samedi soir pour le voir. Je l’aime parce qu’il offre la possibilité à tous d’aller à l’école et même d’y aller longtemps. Je l’aime parce qu’il soigne les gens sans distinction et ne les laisse pas crever sur le pavé. Je l’aime pour ses accents. Je l’aime pour sa Loire. Je l’aime pour ses coups de sang, ses déclarations d’amour avec deux tonnes de fumiers devant une sous-préfecture à la moindre variation du cours du lait. Je l’aime pour ses possibilités. Je l’aime pour ses départs de juillet. Je l’aime pour sa terre battue. Je l’aime pour ses neiges éternelles. Je l’aime pour ses filles hautaines qui marchent le dos droit. Je l’aime pour cette fille messine qui sourit quand elle me voit. Je l’aime pour ses filles carrées et ses mecs maigrelets, pour ses gros bras et ses filles tatoués. Je l’aime pour ses soleils et ses lunes. J’oubliais, je l’aime pour ses Cafés du Commerce, du Centre, de la Gare, des Sports,… Je l’aime du nord au sud, de l’est à l’ouest. Je l’aime encore plus lorsque je suis loin et qu’il me manque. Je l’aime quand tous les gens voient en moi un « Français » et qu’au bout de quelques phrases sans importances, ils me demandent dans un sourire entendu « mais pourquoi, vous les Français, n’êtes-vous jamais d’accord sur rien ? »…

J’aime mon pays et cela ne m’empêche pas d’être en colère contre lui. En colère parce que sa jeunesse ne peut pas accéder à un emploi digne de ses compétences et de ses formations sans passer par le purgatoire « cdd-intérim-chômage ». En colère parce qu’il abandonne chaque année sur la route près de 200 000 gamins sans qualification. En colère parce qu’il oublie que ses classes moyennes, sont sa principale richesses et qu’un trésor comme celui-ci, on le fait fructifier au lieu de le ruiner par mille et une contraintes. En colère qu’il n’adhère pas massivement à ses syndicats pour enfin faire le poids dans les entreprises et, par là même, éviter qu’une minorité de petits malins profite d’être esseulée pour s’emparer des instances représentatives du personnel afin de servir ses intérêts et non ceux de tous les salariés. En colère de le voir si souple avec le CAC 40 et si dur avec ses petits patrons qui se lèvent chaque matin pour le faire avancer. En colère parce qu’il est de plus en plus con, mon pays, à croire que la main qui le vole est forcément tzigane, voyageuse et basanée. En colère de le voir confondre la politique, la culture et la Foi. En colère de laisser mon pays condamner la Foi de quelques-uns, soi-disant parce qu’elle lui ferait perdre ses repères identitaires. Des repères et une Histoire qu’il ne connaît souvent pas. En colère d’entendre de sombres idiots me faire l’apologie d’un pinard et d’un saucisson, alors qu’ils ne sauraient pas différencier un Pétrus d’une villageoise.

Je l’aime la France autant pour ses joies que pour ses colères.

Hier soir, ce n’est pas de la colère qu’ont exprimé les électeurs, c’est de la lâcheté. La même lâcheté qu’au début de l’été 1940. Peut-on être honteux pour ceux-là ? Je dis lâches parce que s’ils étaient courageux, s’ils voulaient réellement exprimer un ras-le-bol, ils élèveraient des barricades, occuperaient les usines, les centres de décision, se réapproprieraient les moyens de production, etc.

Je n’ai pas à avoir honte de ces gens-là, de cette majorité relative suffisamment petite-bourgeoise pour s’amuser à se faire peur avec le fascisme un soir d’élection, tout en se disant « de toute façon le FN ne pourra pas faire de mal parce que nos institutions sont solides, ce ne sera pas comme avec Hitler quand même« … Il n’y a pas à avoir honte pour le comportement d’une petite majorité qui vote FN comme elle taperait « K E V I N » un soir de « Secret Story » sur son I-phone 5 (toute fière, en plus, d’avoir payé 3€70 pour avoir rempli son devoir de réal-citoyen d’une réal-télé ancrée dans le réal-monde d’une réellement triste soirée de week-end, seule avec ses chats ou son nouveau python fashion-tendance). Bien entendu, le vote de ces élections européennes est un vote d’adhésion ! Exactement la même adhésion qu’un samedi de prime time !

Démocrates, Républicains, cessons de nous cacher derrière la facilité et la puérilité de la honte ! Levons-nous et travaillons au redressement de la France, pour qu’enfin cette « France indivisible, laïque, démocratique et sociale » soit une réalité pour chacun, après les espoirs soulevés par la victoire de la gauche en 2012 ! Cela passe aussi par une critique objective de ce que nous sommes et de ce que nous faisons…

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ON LÂCHERA RIEN !Un mardi comme un autre. 20h : la voix de David Pujadas vient bercer la quiétude de ce début de soirée pré-hivernale. Dehors, les lumières de la ville sont à la fois immobiles et fuyantes. Celles des appartements sont autant de preuves de la douceur qui règne sur nos remparts. Celles des autos nous disent combien les gens sont pressés de retrouver leurs cocons.

Au hasard d’un titre, un nom retient toute mon attention. Édouard. Saisi de la salvatrice télécommande, je monte le son. Voilà plusieurs semaines que je ronge mon frein, que j’attends une confirmation. Sera-t-il tête de liste aux élections européennes ? Tout le monde sait. Mais, nombreux sont ceux qui doutent. Le Parti Socialiste osera-t-il faire ce que Jaurès nous invitait à faire, il y a plus d’un siècle : rassembler les luttes sociales pour mettre en œuvre les exigences de la réforme ? Aura-t-on le courage de créer les conditions de la transformation sociale ?

Alors qu’au XIXe siècle, les syndicats européens ont assumé le réformisme, créant ainsi les passerelles nécessaires entre la lutte syndicale qui défend des revendications immédiates et quotidiennes et la lutte politique qui agit sur l’ensemble de la société. Lorsque l’on est profondément républicain donc socialiste, on ne peut avoir de vision antagoniste entre le syndicalisme et la politique. Pour peu qu’on ait soi-même été engagé dans l’une ou l’autre lutte, on sait que les deux sont complémentaires. Au syndicat, la mise en place des rapports de force. Au politique, la concrétisation sociétale et institutionnelle par la réforme. Les deux dynamiques vont de pair et n’ont qu’une logique : combattre l’exploitation de l’homme par l’homme.

À la fin de la prise de parole d’Édouard Martin, je me suis senti fier. Fier d’être républicain. Socialiste. Fier d’être de cette terre, la Moselle, capable de porter l’un des siens pour le mettre en position d’agir pour nous tous. Édouard. Ce pourrait être nos parents, nos voisins, nos collègues de travail. Édouard candidat aux élections européennes, c’est comme si nous étions toutes et tous candidats.

Cependant, ce matin, je ne fus pas plus surpris que cela d’entendre les atermoiements, les attaques et les bassesses à l’encontre de notre candidat. « Trahison ». Le mot fût lâché rapidement. Par le FN et la droite d’abord. Mais, venant de ces gens-là, c’est plutôt rassurant. Qu’ils nous insultent et nous savons encore que nous sommes du bon côté de la barricade. Qu’ils nous insultent, ils ne font qu’accroître notre Force ! Qui attendrait de ces gens-là la moindre réjouissance devant l’Égalité en marche ? Philippot-Morano ne sont pas engagés pour défendre les salariés ou les citoyens. Ces gens-là sont du côté des forces de la finance, ces gens-là n’ont de désir que l’accroissement des inégalités au profit de quelques personnes érigées en caste. S’il leur arrive de colorer leurs discours de teintes ouvrières, nous savons de quel côté ils se trouvent. L’un à l’extrême droite, la seconde juste collée à lui, mais jamais du même côté de la barricade que le Peuple.

Le pire, ce matin, ce ne fut pas ces gens-là. Le pire, ce matin, c’est ce pseudo-syndicaliste, soi-disant ancien compagnon de lutte d’Édouard Martin. Tout le monde le connaît, mais personne ne se souvient jamais de son nom. Il faut dire qu’étant donné qu’il n’a pas grand-chose à dire, on ne retient que sa capacité à jouer des coudes pour toujours et systématiquement se positionner sur les photos ou les images prises par les télévisions. Au passage, cela représente un véritable tour de force. Ce monsieur a réussi à être présent médiatiquement et dans le même temps à faire le tour du monde. Un jour en Thaïlande, le lendemain à Florange. Il est tellement fort qu’on ne voit pas la moindre trace des effets du décalage horaire sur ses traits. Il parle de « traître », mais c’est lui l’esclave de la maison selon le mot de Malcolm X. « Lorsque le maître éternue, il s’inquiète, il se ronge les sangs, il s’écrie « nous nous enrhumons » ».

Monsieur Broccoli, vous êtes le traître de cette histoire. C’est vous qui faisiez les propositions les plus farfelues pendant la lutte des salariés d’Arcelor-Mittal. C’est vous qui souhaitiez durcir la lutte. Mais, en définitive, on ne vous a jamais vu lorsque les salariés marchaient à travers la France, lorsqu’ils se faisaient charger, lorsqu’ils pleuraient leur rage, c’est-à-dire notre rage collective, la rage de notre condition et de notre Histoire, la rage de tout une région, la rage de tout un Peuple. La rage qui nous a porté, nous porte et nous portera.

Aujourd’hui, comme demain : ON NE LÂCHERA RIEN !

Ce matin et tous les matins qui suivront, entendez bien, Broccoli et consorts : « ON LÂCHERA RIEN ! »

(Keynes à son ami Austin Robinson,
à l’issue d’une réunion d’économistes aux États-Unis)

Face à cette maudite crise, dernier soubresaut en date de la grande dépression qui nous frappe depuis quarante ans, tout le monde y va de sa solution évidente. J’entends notamment, ici et là, un néo-pseudo-keynésianisme se faire jour, mâtiné tantôt de socialisme, tantôt d’ultra-libéralisme. Il serait dangereux de laisser croire que nous sommes dans une situation semblable à celle du début des années trente étatsuniennes, où la consommation ne demandait qu’à être relancée, du fait du sous-équipement des ménages, et l’appareil productif qu’à assumer la satisfaction des besoins.

La relance par la consommation, cheval de bataille d’une certaine gauche, est tout aussi inepte que celle qui ne se préoccupe que de production. John Maynard Keynes, penseur majeur de l’économie contemporaine — plutôt de droite que de gauche d’ailleurs — a excellemment mis en forme une théorie économique alliant ce que nous interprétions comme deux voies, mais qui n’étaient que deux jambes, l’une ne menant pas très loin sans l’autre. Son constat est simple : abreuver le marché alors qu’il n’a plus soif est aussi sain que de noyer le moteur de sa Ford T sous prétexte de vouloir aller plus vite !

Autour de 1929, retenue par l’Histoire comme date emblématique, une crise de production ne fait que répondre à une crise — ou plutôt, là encore, une dépression — de la consommation. Le formidable bolide occidental s’étouffe, alors, de la lie des raisins de la colère d’une population exsangue, au fond d’un calice en toc acheté à crédit. C’est le manque de débouchés qui caractérise le déséquilibre en marche : sous-consommation/surproduction. Pour lutter contre ce ralentissement mortifère, Keynes préconise pour l’État une sortie momentanée du champ de ses prérogatives régaliennes : solliciter par les fonds publics un outil de production sous-employé, mais performant, par l’investissement dans de grands travaux, préparant au mieux la nouvelle prospérité à venir.

Malheureusement, ou heureusement d’ailleurs, nous ne sommes pas dans la situation précédant le New Deal d’inspiration keynésienne. Bien que de trop nombreuses personnes connaissent actuellement des difficultés dans leur quotidien, notre niveau de vie moyen est relativement confortable par rapport à l’Américain moyen du début des années trente, même en faisant abstraction du progrès technique. Par contre, notre parc industriel, s’il n’est pas aussi dévasté que ce que certains veulent le faire croire, n’est absolument pas en mesure d’absorber une telle capacité d’investissement, tout occupé qu’il est à maintenir la tête hors de l’eau. Subventionner la consommation des ménages sans plus de précaution serait une aberration aussi vaine qu’inefficace. Nous verrions probablement ressurgir le spectre de 1981 pour lequel les Japonais doivent encore nous remercier, tant ils nous ont vendu de magnétoscopes VHS et autres produits manufacturés.

Préalablement à toute relance par la consommation, nous devons faire des choix stratégiques essentiels concernant l’industrie française de demain et mettre en place l’outil productif en capacité d’absorber la nouvelle demande, sinon nous pouvons immédiatement faire un chèque à la Chine. La tertiarisation à outrance de notre économie est un danger, mais l’industrie lourde et/ou de masse nous mènerait droit dans le mur économique. Nous ne rivaliserons pas, certainement pas tant que l’économie de marché sera en place, avec la concurrence. Cependant, nos savoirs et savoir-faire sont autant d’atouts inégalables qui, combinés à la productivité exemplaire des travailleurs de France, nous permettent de croire en un avenir industriel de pointe radieux. En s’appuyant sur un patronat novateur et des salariés bien formés, l’État peut envisager d’apporter sa touche financière. C’est le sens de la Banque Publique d’Investissement qui va voir le jour prochainement. Elle répond à un besoin criant de ces dernières décennies : l’épargne des ménages est d’un niveau relativement haut alors que, dans le même temps, l’investissement manque. François Hollande propose de le combler : l’ouvrage est encore sur le métier, mais rien n’empêchera de filer les premières laines au premier semestre 2013.

Pour prendre un peu de hauteur, attardons-nous sur l’inadaptation d’une politique de production de masse en France, au XXIe siècle. Ce n’est ni une position idéologique ni même le coût de la main-d’œuvre qui m’anime, mais la conviction que le salut de notre économie viendra de l’industrie de pointe. Nous ne sommes plus en 1933 et, bien conscient de ne pas être seul, je suis persuadé que la mutation que nous vivons doit se poursuivre et accoucher d’un monde meilleur. Ne cherchons pas à revenir à l’industrie lourde d’antan, qui fut un progrès mais qui ne serait aujourd’hui qu’un gouffre à subventions, cependant n’abandonnons pas pour autant ce patrimoine qui fait notre fierté. Concentrons nos efforts sur le lien entre laboratoires de recherche et industrie — ne devant pas se substituer à la recherche fondamentale, entendons-nous bien — et sur des activités de production où nous pouvons largement conforter notre place de leader mondial, tel le décolletage. Enfin, ne laissons pas le monopole des préoccupations environnementales à Europe Écologie Les Verts. Nos habitudes de consommation doivent changer. Cela ne pourra se faire que si les producteurs jouent le jeu de la qualité durable de biens à forte valeur ajoutée, plutôt que de s’entêter à produire peu cher — en apparence — des produits à cycle de vie extrêmement court. Dans ces conditions, aider le consommateur à bien rémunérer le producteur est un schéma vertueux, qui profite à tous, y compris au Trésor. En outre, il s’agit, pour chacun d’entre nous, d’édifier une nouvelle forme de consommation, en passant de l’immédiateté au durable, du dogme mondialiste au local. Il ne s’agit pas de revenir aux communautés villageoises, mais bel et bien de ne pas tomber dans les sombres canyons d’un marché sous influence néo-libérale où la loi du plus fort est trop souvent la meilleure. Au Far West et aux hommes dégainant plus vite que leur ombre, substituons l’harmonie des échanges entre les hommes et les territoires.

Sans verser dans un matérialisme béat, c’est ce type de modèle qui peut sauver l’Union Européenne. Née de la houille et de l’acier, elle peut encore se régénérer par l’économie. Pas en cédant à la litanie néo-libérale — on devrait d’ailleurs adopter le néologisme de « libéral-traître » —, mais en se faisant la championne de cette industrie du futur, fondée sur nos connaissances, notre technicité, notre productivité, nos infrastructures, notre travail, nos capitaux. Je suis de ceux qui pensent toujours que « plus d’Europe » passe par plus d’intégration économique, parce que la prospérité n’a tout bonnement jamais ni patrie ni ennemi ! Le lien européen s’est malheureusement distendu, notamment du fait de la crise économique, mais peut également être raffermi par un essor retrouvé, dans l’optique de nouvelles avancées en matières fiscale, légale, sociale, culturelle, institutionnelle, etc. qui nous paraissent inaccessibles dans le contexte actuel. Nos Nations, parfois crispées, ont tout intérêt à se respecter, à se solidariser pour traverser la tempête et retrouver au plus vite le sourire qui fera éclater l’évidence : nous, le peuple européen, Nation des Nations, sommes un phénix que rien n’empêchera de rayonner par son éternelle modernité.

En conclusion, quant à ceux qui prétendent tirer de Keynes des réponses toutes trouvées et des solutions universelles pour contrer les vices du système, voilà comment il leur répond lui-même… en 1933 : « Le capitalisme international, et cependant individualiste, aujourd’hui en décadence, aux mains duquel nous nous sommes trouvés après la guerre, n’est pas une réussite. Il est dénué d’intelligence, de beauté, de justice, de vertu, et il ne tient pas ses promesses. En bref, il nous déplaît et nous commençons à le mépriser. Mais quand nous nous demandons par quoi le remplacer, nous sommes extrêmement perplexes. »