Archives de novembre, 2012

« Did you hear about the rose that grew
from a crack in the concrete?
Proving nature’s law is wrong it
learned to walk without having feet.
Funny it seems, but by keeping it’s dreams,
it learned to breathe fresh air.
Long live the rose that grew from concrete
when no one else ever cared! » 

Tupac Shakur

Souvent, on se demande ce qui sépare la droite de la gauche. L’Utopie. Ce monde où Charles Fourier prendrait un verre avec Thomas More, assis dans les jardins de l’Abbaye de Thélème. Notre monde condamne l’Utopie car notre époque ne se lie pas au présent. On y écrit dans l’urgence d’une immédiateté de marché, où l’offre et la demande trouvent leur équilibre lorsque les plus humbles perdent pied. Alors, afin de réenchanter le rêve français, les socialistes ont tenté, durant trois jours, de faire fleurir les roses dans la pierre. Au milieu d’une île bétonnée, des centaines de militants se sont rassemblés, portant au cœur le symbole du combat pour la Justice, la Solidarité et la République. Voilà pour le secret des intentions…

Cependant, les oiseaux dansent moins en octobre qu’ils n’ont chanté en mai, alors leur langage est plus difficile à éprouver. Il faut le dire, les militants socialistes me sont apparus éreintés après les dures batailles de ces derniers mois. Pas de tristesse. Pas de joie. Simplement de la fatigue. De ce Congrès, nous retiendrons que tous les socialistes se sont unis face à la droite, sans qu’il n’y ait eu de difficulté remarquable. Nous retiendrons l’Esprit de Conquête qui n’a pas cessé de nous animer, emmenés en cela par Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Vincent Peillon. Nous inscrirons notre action à côté d’Harlem Désir, militants parmi les militants, nous dirons notre fierté de socialistes et notre liberté de républicains dans le combat qui nous oppose aux forces de la droite, où l’obscurité gagne chaque jour du terrain sur la lumière.

Nous retiendrons, aussi, ne pas avoir chanté La Marseillaise à la fin. Tout fut dit dans cet interminable silence… Prenons garde, camarades, de ne pas oublier que nous sommes socialistes parce que nous sommes républicains. Ne perdons pas de vue les symboles qui nous unissent par-delà les temps, les événements et les interprétations. Il y a là une leçon durable à tirer. Fatigués et usés par une campagne difficile et un début de mandat complexe, nous devons toujours revenir à ce qui nous fonde : la République. Ici, se trouvent les questions et les réponses, la méthode et les outils, le Commencement et la Fin. Ici, se construit l’Utopie.

La Rose est belle lorsqu’elle fleurit, aux interstices d’une pierre séculaire…

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